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DEF - Dispositif Emploi-Formation

Présentation du dispositif

LES PARTENAIRES ET PRESCRIPTEURS
Ce sont l'ANPE, Cap Emploi, la Mission Locale, les employeurs, les Centres de formation.
Les besoins concernent :
· la construction d'un projet professionnel
· la mise en oeuvre et le suivi d'une formation de base, d'une formation pré-qualifiante ou qualifiante
· la réussite des entretiens d'embauche
· l'intégration en entreprise
· la préservation de l'emploi

. LE DISPOSITIF EMPLOI-FORMATION apporte
- Une aide humaine sous forme d'accompagnement par un Interface de communication qui facilite le contact entre les personnes sourdes et les formateurs du centre de formation, les employeurs et les collègues de travail, les Conseillers ANPE, de Cap Emploi et le personnel des ASSEDIC,
- de l'interprétariat en Langue des Signes (plus de détails)
- Une aide technique pour l'étude de l'aménagement du poste de travail en lien avec le médecin du travail et le CHSCT (Comité d'Hygiène et Sécurité des Conditions de Travail de l'entreprise).
- Les moyens mis en oeuvre permettent d'accompagner toutes les phases du parcours des bénéficiaires, de l'accueil à l'emploi consolidé en passant par le Bilan d'Orientation Renforcé (BOR) ou tout autre bilan, les étapes de remise à niveau, de pré-qualification et qualification, la professionnalisation, l'accès et le maintien dans l'emploi, en s'appuyant sur les contrats aidés ou non et en alternance, en veillant à l'accompagnement en formation chaque fois que possible.
- En synergie avec le service public de l'emploi et les ressources de droit commun, le dispositif, par l'entremise de ses interfaces de communication, gère la cohérence du parcours du bénéficiaire et les modes de communication entre celui-ci et son environnement.


LES PHASES DU DISPOSITIF
1 - l'accueil : peut être approfondi et comporter un diagnostic, visant à la détermination d'un accompagnement spécifique. Il est réalisé en lien avec un ou plusieurs de nos partenaires. Un bilan d'orientation renforcé prenant en compte le handicap auditif, notamment par l'évaluation de leurs capacités à communiquer, peut être mis en place en complément du bilan institutionnel de droit commun.

2 - les accompagnements spécifiques sont mis en place une fois le projet professionnel validé par l'organisme d'insertion et de placement, le centre de formation ou l'entreprise.
Des accompagnements en centre de formation de droit commun dans le cadre de Plates-formes d'Orientation et d'Insertion Professionnelle, de Modules d'Orientation Approfondie, d'Objectif Projet Individuel ou d'Objectif Emploi... etc, permettent de construire ou de reconstruire un projet professionnel cohérent tenant compte du handicap auditif..
Des Ateliers de Formation de Base sont souvent nécessaires à une remise à niveau précédant une formation pré-qualifiante ou qualifiante et des accompagnements sur plusieurs mois, voire jusqu'à deux ans sont mis en place pendant toute la durée des formations en centre. Les bénéficiaires de formations complémentaires à des CES ou CEC sont également accompagnés afin de consolider leur emploi.

3 - les appuis ponctuels : sont apportés en l'absence de nécessité d'accompagne ment spécifique, c'est-à-dire de suivi, pour des interventions ponctuelles liées à l'avancement du parcours d'insertion du bénéficiaire: orientation, formation, embauche, maintien ou suivi dans l'emploi.
Ils consistent en l'aide d'un interface de communication pour faciliter les échanges entre la personne sourde et les différents acteurs de la formation et de l'insertion.

L'INTERFACE DE COMMUNICATION
- Il assure l'accueil, l'information et l'accompagnement des personnes sourdes et malentendantes.
- Il assure le lien entre la personne sourde et l'environnement ordinaire. L'interface est multiforme : linguistique, pédagogique et informative.
- Les acteurs de l'environnement sont nombreux : centres de formation, entreprises, structures d'accueil... etc ;
- Il est animateur pédagogique dans le processus d'insertion: bilan, soutien pédagogique, APP
- Il recherche les méthodes, supports, outils... nécessaires à l'appropriation des contenus ou à l'acquisition des compétences. Il peut, à la demande, intervenir comme interprète. Il peut être amené à effectuer des tâches administratives ( gestion de dossiers individuels et saisie informatique...)
- Membre d'une équipe régionale, sous la responsabilité du coordonnateur, il situe généralement son action dans une zone géographique bien déterminée et est le référent des bénéficiaires qui lui sont rattachés.
- Il pratique la Langue des Signes Française (LSF), le Langage Parlé Complété (LPC), sait articuler en s'adressant à ceux qui pratiquent la lecture labiale. II est ainsi à même de pratiquer le mode de communication privilégié de son interlocuteur sourd. - Médiateur en intégration, il connaît le monde des sourds et ses problèmes , les difficultés d'intégration liées à la surdité et les réticences ou les craintes des employeurs et des formateurs.
- Il peut donc efficacement contribuer à l'intégration des sourds dans les organismes de formation et les entreprises.

L'INTERFACE DE COMMUNICATION ET LE FORMATEUR
- L'interface de communication sensibilise le formateur à la surdité, l'informe sur ses conséquences et sur les possibilités de compensation du handicap . C'est d'abord l'aide humaine apportée par la présence de l'interface de communication auprès du sourd pendant les cours, qui traduit, le plus fidèlement possible dans le mode de communication le plus accessible au bénéficiaire, les explications du formateur.
- Ce sont aussi les aides techniques pour certains malentendants possédant quelques restes auditifs : systèmes à boucle magnétique, à infrarouges, à haute fréquence...
- Ce sont plutôt des aides visuelles qui sont utiles aux sourds : transcription assistée par ordinateur, tablette ou écran de visualisation, assistance à la lecture labiale (Langage parlé complété dit LPC), traduction en Langue des Signes Française (LSF), textes préparés...
- Le formateur doit être toujours face à la personne sourde et articuler sans élever la voix, avec un visage expressif. Des formateurs nous disent avoir profité de cette problématique pour améliorer la qualité de leur pédagogie : ils ont appris à réguler leur débit de parole pour être synchro avec "l'interprète", à ne pas parler en écrivant au tableau, c'est-à-dire en tournant le dos au groupe, à simplifier son vocabulaire technique afin qu'il soit accessible aux néophytes (les interfaces !), à éviter les explications trop détaillées qui finissent par devenir confuses, à être plus rigoureux dans le cheminement pédagogique du contenu initialement prévu afin de ne pas perturber la préparation du cours faite par l'interface.
- Les autres membres du groupe ont appris à attendre leur tour de parole et à rendre plus claires leurs interventions. Ce qui facilite la discipline pour le formateur.

L'INTERFACE DE COMMUNICATION ET L'ENTREPRISE
- Au sein de l'entreprise qui accueille un sourd, l'interface de communication sensibilise l'entourage professionnel immédiat aux difficultés auxquelles se trouvent confrontés les sourds et aux possibilités d'y remédier en partie en adoptant quelques attitudes et en apprenant quelques signes simples, pris dans le contexte professionnel particulier concerné, pour qu'un minimum d'échanges puisse permettre une relation humaine correcte et une efficacité qualitative dans le travail. Des aménagements de postes de travail peuvent s'avérer nécessaires.

Le financement du dispositif DEF
Le fiancement est assuré par :
- l'AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l'Insertion professionnelle des personnes Handicapées)
- Le FSE (Fond Social Européen)
- Le conseil Régional de Bretagne

 

 

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